Les banquets républicains sous la monarchie de Juillet
2015
Jérôme Louis

Extrait de : "Tous à table ! Repas et convivialité (édition électronique)"
Sous la direction de Christiane Demeulenaere-Douyère
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013
Textes de Françoise Bayard, Serge Bianchi, Cécile Bouet, Catherine Chadefaud, Benoît Clavel, Christophe Cloquier, Hubert Delorme, Laure Gevertz, Arbia Hilali, Jean-Loup Lemaitre, Jérôme Louis, Federica Masè, Gersende Piernas
Éditions du CTHS
2015
p. 147-161
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Le 9 mai 1831, après l’acquittement de jeunes républicains, un banquet est organisé au restaurant Aux Vendanges de Bourgogne, à Paris. 200 convives y participent, dont Alexandre Dumas. Le champagne coule à flots. Le jeune mathématicien Évariste Galois porte un toast et s’écrie, couteau à la main : « À Louis-Philippe, s’il trahit ! » Eugène-Victor Briffault loue le banquet patriotique mais dénonce avec ironie le banquet philanthropique où l’on mange pour les pauvres qui meurent de faim. Entre 1847 et 1848 a lieu la campagne des banquets, organisée par les réformateurs. On y réclame un élargissement du corps électoral et on s’oppose aux réformes conservatrices de Guizot. 70 banquets réunissent 20 000 convives dans toute la France entre juillet et février. Sous des couverts festifs, la révolution de 1848 s’y prépare. Le gouvernement les interdit le 27 décembre 1847. L’interdiction du banquet du 22 février 1848 entraîne des mouvements populaires qui déclenchent la révolution.