Pile, potager, placard, l’équipement de la cuisine marseillaise, fin XIXe-mi-XXe siècle
2016
Régis BERTRAND

Extrait de : "Les Cuisines (édition électronique)"
Sous la direction de François BLARY
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques

François BLARY, Stéphanie BARDEL, Régis BERTRAND, Bernard BODINIER, Catherine COUSIN, Marie-Noële DENIS, Camille DUSSOL, Thérèse-Marie HÉBERT, Yves HENIGFELD & Sarah GRENOUILLEAU, Florent JODRY, Sandrine KRIKORIAN, Bénédicte ROLLAND-VILLEMOT, Julien VIEUGUÉ, Yvonne-Hélène LE MARESQUIER
2016
p. 21-35
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Le congrès du CTHS est l’occasion de présenter un modèle de cuisine urbaine qui fut naguère symbole de modernité et de rationalisation de l’espace. L’exposé combine l’observation de cuisines inemployées dans des locaux ne servant plus à l’habitation, les plans en archives d’établissements publics (appartements de fonction) ou privés et surtout les cuisines de poupée réalisées pour les fillettes de naguère, qui peuvent reproduire la cuisine de l’appartement familial.
La cuisine marseillaise alignait de façon presque systématique la « pile » (évier) en pierre de Cassis, surmontée d'étagères ; puis le « potager » (âtre et fourneau à braise), coiffé d’une hotte reposant sur une corniche de bois en saillie et enfin un grand placard à provisions maçonné, servant souvent d’appui à la « soupente », plancher en mezzanine susceptible de recevoir la « caisse à eau » (réservoir d’eau rempli par gravitation) qui alimentait le robinet de la « pile ».
Sont étudiées l’évolution du potager, devenu support du fourneau à gaz, plan de travail et placard à ustensiles, et celle du filtre qui permettait de rendre potable « l’eau du canal » qui séjournait dans la « caisse à eau ».