La cuisine médiévale parisienne d’après les inventaires après décès
2016
Yvonne-Hélène LE MARESQUIER-KESTELOOT

Extrait de : "Les Cuisines (édition électronique)"
Sous la direction de François BLARY
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques

François BLARY, Stéphanie BARDEL, Régis BERTRAND, Bernard BODINIER, Catherine COUSIN, Marie-Noële DENIS, Camille DUSSOL, Thérèse-Marie HÉBERT, Yves HENIGFELD & Sarah GRENOUILLEAU, Florent JODRY, Sandrine KRIKORIAN, Bénédicte ROLLAND-VILLEMOT, Julien VIEUGUÉ, Yvonne-Hélène LE MARESQUIER
2016
p. 196-204
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les documents fonciers conservés dans la série S des Archives nationales sont essentiels pour connaître la disposition du bâti dans la ville. Mais leurs formules stéréotypées sont peu descriptives, mentionnant rarement la cuisine, englobée dans les dépendances. Les inventaires après décès qui introduisent dans la maison du défunt offrent une nouvelle approche. Malgré un corpus réduit, 23 inventaires entre 1381 et 1502, ils présentent un échantillon varié de personnes, de la veuve pauvre au conseiller au Parlement, en passant par le chanoine de Notre-Dame, l’artisan et le marchand. Leur analyse met en lumière les imprécisions du vocabulaire, les situations diverses, de la pièce dédiée à la préparation des repas, au coin cuisine d’une chambre, que seuls signalent l’appareillage du feu pour la cuisson des aliments, de menus ustensiles et de la vaisselle courante. Le Parisien modeste prépare donc ses repas chez lui et le recours au « pâtissier », sorte de traiteur, est moins fréquent qu’on ne l’a dit.