Les garennes de la foret de Compiègne : une approche geohistorique et paleoenvironnementale d’un espace cynégétique
2016
Jérôme BURIDANT et Thomas FEISS

Extrait de : "Du terroir au garde-manger planétaire (édition électronique)"
Sous la direction de Gilles FUMEY
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques

Colette BOURRIER-REYNAUD, Yann BOUYRAT, Jérôme BURIDANT et Thomas FEISS, Colette JOURDAIN ANNEQUIN, Julien NOEL, Sylvie PELLERIN DRION, Fabrice PONCET, Ferenc TÓTH, Nessim ZNAIEN
2016
p. 38-48
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Introduit depuis l’Europe méridionale aux XIIe-XIIIe siècles, le lapin (oryctolagus cuniculus L.) fait l’objet d’élevage intensif, destiné à la fois à la provision de bouche des élites, à la vente sur les marchés, et au plaisir de la chasse. Cet élevage conduit au façonnement d’espaces spécifiques, les garennes, dont le terme progressivement désigne exclusivement les enclos à lapins.
Utilisées jusqu’à la fin de l’époque moderne, les garennes royales de la forêt de Compiègne sont issues de l’appropriation de terres de culture, boisées et aménagées pour l’élevage des lapins. Abandonnées à partir de la Révolution, elles sont aujourd’hui absorbées par la forêt. Si elles laissent peu de sources textuelles, le croisement de la cartographie ancienne, de la prospection archéologique sous couvert forestier et des données paléoenvironnementales (pédologie, anthracologie, botanique), permet de restituer l’organisation, les paysages et les destinées de ces espaces originaux.