Le bifteck tartare en poudre
Méthodes de conservation alimentaire vue par les voyageurs français en Crimée à l’époque moderne - 2016
Ferenc TÓTH

Extrait de : "Du terroir au garde-manger planétaire (édition électronique)"
Sous la direction de Gilles FUMEY
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques

Colette BOURRIER-REYNAUD, Yann BOUYRAT, Jérôme BURIDANT et Thomas FEISS, Colette JOURDAIN ANNEQUIN, Julien NOEL, Sylvie PELLERIN DRION, Fabrice PONCET, Ferenc TÓTH, Nessim ZNAIEN
2016
p. 89-99
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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À l’époque moderne, la Crimée se présentait comme un pays exotique et peu connu. L’intérêt de la France pour cette contrée de l’Europe orientale augmenta au fur et à mesure du développement des conflits entre la Russie et l’Empire ottoman. Un autre attrait de la Crimée consistait dans les possibilités de commerce par la mer Noire. La diplomatie française essayait d’entretenir des relations avec le Khanat de Crimée, où l’on envoya des agents et missionnaires pour découvrir les territoires, ses produits et ses habitants. Ces voyageurs, le plus souvent des militaires expérimentés, étaient frappés par les traditions de conservation alimentaire des Tatars qui se révélaient très efficaces pendant leurs longues campagnes. Les descriptions de ces méthodes présentent à la fois des témoignages ethnographiques et des réflexions sur leurs possibilités d’adaptation en France où les armées de plus en plus nombreuses rencontrèrent des problèmes d’approvisionnement considérables.