Manger sain, manger sauvage : la réhabilitation des moules
2016
Rita Vianello

Extrait de : "Manger moral, manger sauvage ? (édition électronique)"
Sous la direction de Sergio Dalla Bernardina
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013
Textes de Catherine-Marie Dubreuil, Céline Emery, Yassine Kervella-Mansaré, Émilie Mariat-Roy, Maxime Michaud, Deborah Nadal, Christelle Pineau, Fabien Riera, Rita Vianello
Éditions du CTHS
2016
p. 79-84
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Si on consulte les sites internet des entreprises de mytiliculture françaises et italiennes, on remarque une contradiction fondamentale : même s’il s’agit d’un produit d’élevage, la moule est présentée comme un aliment extrêmement naturel, car elle se nourrit et grandit en pleine mer, sans aucune nourriture chimique et comme à l’état sauvage. Synonyme de bonne santé, la sauvagerie de la moule est perçue aujourd’hui comme une qualité. Mais cette réputation est récente. Par le passé, la moule était soupçonnée d’être indigeste, parfois même toxique et non comestible. En Bretagne aussi, on assiste à une valorisation tardive de cette ressource alimentaire et à l’adoption, tout aussi tardive, des innovations techniques favorisant son exploitation. Cet article se propose de retracer les étapes essentielles de la réhabilitation de ce mollusque bivalve au passé incertain.