Changement de stratégie alimentaire au Cameroun et au Gabon : quel bilan ?
2016
Pacôme Tsamoye

Extrait de : "Les Mangeurs du XXIe siècle (édition électronique)"
Sous la direction de Claudine Vassas
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013
Textes de Francis Adiko A., Roseline Bouchard, Albert Giraud, Jean-François Grongnet, Déborah Kessler-Bilthauer, Christophe Lavelle, Silvia Pérez-Vitoria, Pierre Raffard, Pacôme Tsamoye, Léopold Yao Y.
2016
p. 13-25
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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À l’image de bien d’autres pays à travers le monde, le Gabon et le Cameroun ont ratifié les accords de Marrakech en 1995 et sont impliqués dans les négociations de Doha. Dans ce sens, ces pays sont intégrés dans l’économie de marché. Ainsi, un système alimentaire combinant production locale et importations alimentaires a de facto été mis en place pour subvenir aux besoins alimentaires d’une population toujours croissante. Mais, en 2008, ce système a montré ses limites : baisse des approvisionnements sur le marché mondial, flambée des prix alimentaires, émeutes de la faim, etc. De façon générale, même si cela reste discutable, cette crise alimentaire mondiale a été présentée comme la conséquence de l’incapacité du marché agricole mondial à favoriser la stabilité des approvisionnements alimentaires. Ainsi, au Gabon comme au Cameroun, des stratégies de renforcement de la production agricole, dont les effets réels sont toujours attendus, ont été mises en œuvre.