Pratiques alimentaires des Antoniennes de Marie (Québec) : lorsque l’identitaire pluriel explique l’alimentaire singulier
2016
Roseline Bouchard

Extrait de : "Les Mangeurs du XXIe siècle (édition électronique)"
Sous la direction de Claudine Vassas
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013
Textes de Francis Adiko A., Roseline Bouchard, Albert Giraud, Jean-François Grongnet, Déborah Kessler-Bilthauer, Christophe Lavelle, Silvia Pérez-Vitoria, Pierre Raffard, Pacôme Tsamoye, Léopold Yao Y.
2016
p. 29-41
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Par cette recherche, nous avons voulu savoir comment les pratiques alimentaires d’une communauté religieuse expriment leur identité. À partir d’un travail de terrain ethnologique et de recherche en archives, nous soutenons l’hypothèse que, de 1904 à nos jours, les pratiques alimentaires des Antoniennes de Marie révèlent un bricolage identitaire qui leur est propre. L’identité alimentaire qui en découle s’articule autour d’appartenances religieuses, plus exactement catholique, ascétique et communautaire, et d’appartenances ethniques, principalement québécoise et régionale. Ces appartenances évoluent selon des conjonctures historiques de courte et de longue durée qui ont une incidence marquée sur les identités en question et, par ricochet, sur l’alimentation. Nommons, à ce titre, l’impact important du concile de Vatican II.