La nourriture des migrants au XXIe siècle : le cas des Gaziantepli à Istanbul (Turquie)
2016
Pierre Raffard

Extrait de : "Les Mangeurs du XXIe siècle (édition électronique)"
Sous la direction de Claudine Vassas
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013
Textes de Francis Adiko A., Roseline Bouchard, Albert Giraud, Jean-François Grongnet, Déborah Kessler-Bilthauer, Christophe Lavelle, Silvia Pérez-Vitoria, Pierre Raffard, Pacôme Tsamoye, Léopold Yao Y.
2016
p. 43-56
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les vagues migratoires en provenance de l’ensemble de la Turquie ont façonné l’Istanbul actuel faisant de celui-ci un condensé de la population anatolienne. Mouvements infranationaux, ces migrations ont créé une ville de plus de quinze millions d’habitants dans laquelle cohabitent des cultures régionales toujours actives et dans laquelle l’origine régionale demeure un outil efficace d’identification individuelle et collective. L’alimentation devient alors un instrument dont se servent les migrants pour organiser leur espace de vie et s’intégrer à un espace social connu. Ces néostambouliotes voient, dans l’approvisionnement en produits alimentaires en provenance de leur région mais aussi dans les restaurants proposant la cuisine régionale, l’occasion de croiser des compatriotes, de s’inscrire dans un espace aux références partagées. La coprésence autour de la table et le partage de mets régionaux deviennent alors des outils pour s’approprier des fragments d’espace urbain.